Aller jusqu'au bout : comment nous atteignons les communautés isolées des forêts tropicales humides
Notre équipe en Papouasie-Nouvelle-Guinée va jusqu'au bout. Au sens propre du terme.
Ils traversent des rivières à gué, dégagent des camions de la boue profonde et marchent pendant des heures à travers les montagnes et la forêt tropicale pour atteindre les communautés que nous soutenons.
Parce que la présence compte. Aller jusqu'au bout compte.

Le voyage vers les communautés isolées
À l'aube, l'équipe partira pour un trajet de 100 km depuis les bureaux de Cool Earth à Alotau, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Elle profitera de 30 minutes de route en excellent état avant de pénétrer dans la forêt tropicale.
Après cela, la route se transforme rapidement en chemin de terre et de pierres. Ils traversent plusieurs grandes rivières sans pont. Quand il pleut, ils attendent parfois des heures que les eaux se retirent. D'autres fois, nos camions s'embourbent et tout le monde descend pour se dégager. Personne ne reste propre longtemps.

Après trois à quatre heures de route, la route s'interrompt. L'équipe poursuit alors à pied pendant trois heures à travers une forêt tropicale dense. En chemin, ils traversent la même rivière à sept reprises. Les montagnes ondulent sous leurs pas.
Notre communauté partenaire rejoint notre équipe en bordure de la forêt tropicale et nous aide à transporter le matériel. C'est un trajet que les habitants effectuent régulièrement pour rejoindre la route principale ou les villages voisins.
La vie dans les communautés isolées
Ici, le quotidien est rythmé par l'effort et la résilience. Les habitants gagnent leur vie en vendant des noix, des herbes aromatiques et des produits du jardin, transportant pendant des heures des sacs de 50 kg sur leur dos pour atteindre le marché le plus proche.
Avant la construction de cette nouvelle route, atteindre ces villages impliquait de marcher sept à huit heures en transportant de lourdes provisions comme des réservoirs d'eau et des tôles de toiture.
Les membres de la communauté ont toujours apporté leur aide, débroussaillant les sentiers et partageant le travail. La route est désormais plus proche, ce qui facilite un peu les déplacements, mais le trajet reste exigeant pour tous.

Par terre
Une fois arrivés, le vrai travail commence.
Nous fournissons des biens de première nécessité. Nous organisons des formations pratiques sur le changement climatique, l'exploitation forestière et la culture de l'huile de palme. Nous élaborons ensemble des projets, allant du suivi de la biodiversité à l'amélioration de la santé communautaire. Nous sommes à l'écoute, nous apprenons et nous répondons aux besoins les plus urgents.
Nous restons plusieurs jours, voire plusieurs semaines, dormant chez l'habitant, dans des salles de classe ou sous des tentes. Ces visites ne sont pas ponctuelles. Les entreprises forestières ne disparaissent jamais complètement ; notre présence envoie donc un message fort : nos partenaires ne sont pas seuls.

Pourquoi allons-nous jusqu'au bout ?
Pourquoi aller aussi loin ? Parce que c'est à ça que ressemble un véritable partenariat.
Nous sommes aux côtés des communautés qui défendent leurs forêts tropicales et leur mode de vie. Nous sommes présents, encore et encore. Chaque déplacement compte.
Nous sommes fiers d'avoir des équipes sur le terrain en Papouasie-Nouvelle-Guinée, au Pérou et au Cameroun, travaillant directement avec les populations qui protègent réellement la plus grande forêt tropicale du monde.
C'est un long chemin semé d'embûches et parfois épuisant, mais chaque étape compte. Nos équipes se surpassent pour que les communautés puissent continuer à protéger leurs forêts tropicales et à lutter contre les changements climatiques à la source.